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Quels sont les titres de Paradise Lost qui vous semblent les plus tragiques ?

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Nous, qui sommes fans de Paradise Lost depuis longtemps, sommes depuis habitués aux mélodies mélancoliques, aux riffs larmoyants, aux solos de Greg qui font pleurer ses six cordes, aux paroles empreintes de tristesse, de deuil, de mort, de solitude, d'abandon, dépeignant un sombre paysage aux teintes tragiques.

Rebondissant ici sur le "petit jeu qui sert à rien" de Lorelei (voir [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]), je tiens aujourd'hui à vous poser à question qui fait office de titre de sujet : questions sur les morceaux qui vous rendent tristes ? Quels morceaux vous touchent en vous plongeant dans une abîme de tristesse ? Quels points particuliers, moments précis de quels morceaux vous émeuvent-ils ?

Je ne parle pas ici de psychologie et ne cherche pas à en faire ; j'aimerais plutôt savoir quels sont les solos qui vous semblent les plus beaux (car les plus sombres), les paroles qui vous atteignent en plein cœur du fait de l'obscurité qu'elles font naître autour de vous et qui poussent vous tourments à revenir à la surface de vos mémoires. Je parle d'approche musicale...

Êtes-vous sensibles à la noirceur de Silent où les âmes tourmentées ne peuvent trouver leur délivrance que dans la mort et ce morceau vous semble-t-il par conséquent l'un des plus sombres, voire le plus tragique ? Comme Vlad, voyez-vous en Forever Failure une hymne, une messe, ersatz d'un requiem où chaque note vous enfonce un peu plus dans les profondeurs abyssales de la déchéance ? Ou Over the Madness, qui reprend de près ou de loin les thèmes des deux titres sus-cités de manière plus atmosphérique ? Fallen Children, Unreachable, First Light, Last Regret, Enchantment, True Belief, No Celebration, One Second, Missing, Your own Reality, Elusive Cure, Faith divides us - Death unites us et Divided me semblent être potentiellement des morceaux capables de faire pleurer, d'une manière ou d'une autre.

Vlad et moi ergotions sur une juxtaposition, voire plutôt une opposition entre Over the Madness et Forever Failure (0-1 ?? Que nenni !!), et j'avais envie de savoir ce que vous en pensiez. Alors si vous voulez nous faire partager votre point de vue, à vos claviers !

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Je vais me lancer.

Bien entendu le morceau ultime de Paradise Lost pour moi est Forever failure et j'entends de grands cris d'étonnement à cette annonce! Very Happy Et oui, le solo est parmi les plus beaux qu'il m'ait été donné d'entendre, d'une simplicité outrancière mais où chaque note se pose telle une danse de larmes. Car je trouve que chaque note est une larme, comme ce qu'avait réussi à faire vocalement Tom Warrior avec Celtic Frost.
Rythmiquement je trouve qu'il s'agit là de l'apologie de la souffrance, où le clip prend justement toute sa dimension : le gros est roi, et nous n'avons plus qu'à nous laisser enterrer... Le chant est à l'image de ce désespoir criant, à la fois rageur mais surtout profondément désespéré.

Pour l'aspect lugubre, mon cœur balance entre As I die et Rotting misery. Autant le premier me frappe par son approche novatrice du doom/death d'antan, autant le second est une pièce fondatrice du doom/death justement. Je trouve qu'ils se complètent à merveille, mais amenant à la même ambiance. Car quoi de plus idéal qu'un cimetière sous averse pour écouter de tels morceaux. Un seul mot : funeste!

Pour l'aspect plus gothique du groupe, Christendom est sûrement celle qui me touche le plus. Chant féminin très juste et beau... guitare de toute beauté... chant masculin romantique... un très grand morceau! Là aussi il s'agit d'une pièce fondatrice du métal gothique, et toute formation qui se dit de cette mouvance se doit d'écouter Christendom.

Sinon, j'adore Disappear, que je perçois comme un ode au suicide. D'une justesse remarquable, ce morceau est vraiment poignant et le refrain en particulier.

Mais n'oublions pas Grey qui me touche au plus profond. Et je dirais même qu'il s'agit de leur plus belle pièce en termes de métal gothique contemporain. Et je ne sais pas à quoi c'est dû, mais le rendu est absolument poignant lui aussi.

Je pourrais évoque des dizaines d'autres morceaux, mais ceux-là sont mes préférés.

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Forever Vlad a écrit:Je vais me lancer.
Merci à toi ! Wink

Forever Vlad a écrit:Bien entendu le morceau ultime de Paradise Lost pour moi est Forever failure et j'entends de grands cris d'étonnement à cette annonce! Very Happy Et oui, le solo est parmi les plus beaux qu'il m'ait été donné d'entendre, d'une simplicité outrancière mais où chaque note se pose telle une danse de larmes. Car je trouve que chaque note est une larme, comme ce qu'avait réussi à faire vocalement Tom Warrior avec Celtic Frost.
Je ne connais pas particulièrement Celtic Frost, mais je comprends très bien ce que tu veux dire. Ce qui est amusant, c'est que nous considérons tous, d'une manière générale dans les morceaux de Paradise Lost -mais sur des chansons différentes- que chaque note a sa place ; c'est indéniable. Pour ce qui est de Forever Failure, tu sais ce que j'en pense : jusqu'au concert dernier, c'était un titre que j'adorais -certes-, que je trouvais "déprimé", qui me donnait envie de hurler de désespoir, et dont la mélodie était réellement capable de noircir le monde qui nous entoure. Mais ce morceau ne me touchait pas en plein cœur, chose qui a changé le 3 avril dernier, à ma grande surprise (et à la tienne).

Forever Vlad a écrit:Rythmiquement je trouve qu'il s'agit là de l'apologie de la souffrance, où le clip prend justement toute sa dimension : le gros est roi, et nous n'avons plus qu'à nous laisser enterrer... Le chant est à l'image de ce désespoir criant, à la fois rageur mais surtout profondément désespéré.
Je n'ai jamais particulièrement aimé la vidéo de Forever Failure : elle est juste bien et ne me semble pas apporter grand-chose au morceau, si ce n'est le prélude au début, et les violons en plus (oui, je sais, c'est un synthé) tout du long de cette tragédie. Ce n'est pourtant pas une question de compréhension du clip, mais réellement une question de sensibilité : pour moi, un tel morceau n'aurait jamais eu besoin d'une vidéo puisqu'il provoque lui-même chez l'auditeur une incursion en profondeur dans ses plus noires pensées, lui faisant vivre le morceau au-fur-et-à-mesure que celui-ci s'égraine : des images viennent de moi-même, et le clip corrompt le flot visuel qui vient du plus profond de mon âme. En clair, j'avais déjà ma propre vidéo dans ma tête, car Forever Failure est suffisamment éloquent pour générer bien malgré soi un visuel ; un visuel qui change à chaque écoute...

Forever Vlad a écrit:Pour l'aspect lugubre, mon cœur balance entre As I die et Rotting misery. Autant le premier me frappe par son approche novatrice du doom/death d'antan, autant le second est une pièce fondatrice du doom/death justement. Je trouve qu'ils se complètent à merveille, mais amenant à la même ambiance. Car quoi de plus idéal qu'un cimetière sous averse pour écouter de tels morceaux. Un seul mot : funeste!
Je suis toujours très surpris de ce que vous autres qui aimez beaucoup As I die y voyez, tandis que moi qui l'aime tout juste bien n'y vois pas encore grand-chose (une question de temps). Que ce single sorte ici dans ce paragraphe me surprend donc, surtout en termes de lugubre ; waow ! Tu m'as mis sur le cul, Vlad ! Je n'ai pas encore perçu ce côté-là dans ce morceau, mais qui sait ? Toutefois, ce que je pense, c'est que -oui !- Rotting Misery, de par son gros jeu de batterie (Lee aurait dû s'accrocher pour faire aussi beau que la perfection de Tuds sur ce morceau), de par ses guitares langoureuses et lancinantes qui semblent ramper au sol et mordre la poussière, de par les fabuleux cris de Nick (3'47". Le troisième à 4'00" me semble être celui du paroxysme de la souffrance), de par tous ces points particuliers, c'est un beau chef-d'œuvre du doom-death. Néanmoins, je confère à Silent et Rapture ces mêmes attributs avec, en plus, une préférence pour les mélodies. Quoi qu'ils tendent un peu plus vers le morbide, même, avec une petite touche gore.

Forever Vlad a écrit:Pour l'aspect plus gothique du groupe, Christendom est sûrement celle qui me touche le plus. Chant féminin très juste et beau... guitare de toute beauté... chant masculin romantique... un très grand morceau! Là aussi il s'agit d'une pièce fondatrice du métal gothique, et toute formation qui se dit de cette mouvance se doit d'écouter Christendom.
Bien que ce soit le premier titre de Paradise Lost que j'ai entendu en 1995, je n'aime pas Christendom au point de lui conférer la première place du côté gothique des morceaux du groupe : pour moi, c'est The Painless, sans aucune hésitation, non seulement parce que musicalement, il n'y a pas photo, on y est (c'est un excellent croisement de doom, de death et de gothic), mais aussi par les images que ce morceau d'anthologie inocule en moi, et qui me propulsent dans un univers artistique où les cathédrales gothiques du XIIIème siècle, pour ne citer qu'elles, s'arrachent majestueusement de l'ombre pour s'élever vers la lumière. L'accélération à 1'48" de The Painless, et son virage à 2'02" embrayent sur une longue confrontation entre anges et démons dans ce décorum charpenté et contrasté, où les croix, la pierre et les vitraux créent un jeu de lumières tantôt contrasté, tantôt diffus : magnifique ! Christendom est très gothique, c'est certain, mais je n'y ressens que trop peu de souffrance, de douleur.

Forever Vlad a écrit:Sinon, j'adore Disappear, que je perçois comme un ode au suicide. D'une justesse remarquable, ce morceau est vraiment poignant et le refrain en particulier.
Disappear est un morceau que je perçois manifestement très différemment de toi puisque la beauté que j'y vois n'a rien d'incitative au suicide : c'est pour moi un titre qui revêt effectivement un aspect négatif, certes, mais pas en termes de suicide, mais plutôt en termes de mort naturelle. Les paroles ne vont absolument pas avec cette idée de mort naturelle, c'est clair, mais la mélodie, elle, génère en moi une notion de douceur et de bien-être dans la mort, comme ce poème Le Dormeur du Val d'Arthur Rimbaud qui dépeint en deux quatrains et autant de tercets d'alexandrins un soldat allongé dans un décor de rêve... un soldat mort (le dernier vers en onze pieds frappe le lecteur) ; ici, ce n'est pas une mort naturelle, mais un mort dans la nature (quel joli jeu de mot, hin-hin). En termes d'ode au suicide, je verrais bien davantage Enchantment qui m'est tout de suite apparu comme tel dès que j'en eus très rapidement assimilé les paroles. Comme le poème d'Arthur, la fin définitive par la mort ("Twisting the knife in vein,/ End the grief but who will gain, but I.../ All I need is a simple excuse...") m'est apparue comme la conclusion simple d'une vie de tourments qui ne peut trouver son terme que dans la mort que l'on se donne. La mélodie de ce morceau est ensuite venue se greffer très harmonieusement à mon interprétation.

Forever Vlad a écrit:Mais n'oublions pas Grey qui me touche au plus profond. Et je dirais même qu'il s'agit de leur plus belle pièce en termes de métal gothique contemporain. Et je ne sais pas à quoi c'est dû, mais le rendu est absolument poignant lui aussi.
Je pensais bien que l'un d'entre vous me parlerait de Grey, et cela ne me surprend guère que ce soit toi qui m'en parle, Vlad. Sur ce morceau, nous avons la même approche, il me semble. C'est le titre que, dans le "petit jeu qui sert à rien" de Lorelei, j'ai choisi pour répondre à la question de la chanson qui me rappelle un évènement. Forcément, cet évènement est un peu triste, ou tout du moins puis-je en ressentir une certaine mélancolie lorsque je l'écoute et repense donc systématiquement à cet évènement. Je ne sais pas si j'aurais qualifié ce morceau de métal gothique contemporain, mais il est clair qu'il s'agit là, pas vraiment d'une tragédie, mais d'une chanson qui, à plus d'un titre, est triste et peut pousser à la déprime. Musicalement, je crois que ce sont les guitares d'Aaron et de Greg qui font le travail, bien au-delà du chant de Nick, de la basse de Steve et de la batterie de Jeff.

Forever Vlad a écrit:Je pourrais évoque des dizaines d'autres morceaux, mais ceux-là sont mes préférés.
Merci à toi d'avoir partagé avec nous cette approche de la tristesse au sein de la musique de Paradise Lost. Ce sujet m'intéresse énormément... Yep !

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Kirhel a écrit:Je ne connais pas particulièrement Celtic Frost, mais je comprends très bien ce que tu veux dire. Ce qui est amusant, c'est que nous considérons tous, d'une manière générale dans les morceaux de Paradise Lost -mais sur des chansons différentes- que chaque note a sa place ; c'est indéniable. Pour ce qui est de Forever Failure, tu sais ce que j'en pense : jusqu'au concert dernier, c'était un titre que j'adorais -certes-, que je trouvais "déprimé", qui me donnait envie de hurler de désespoir, et dont la mélodie était réellement capable de noircir le monde qui nous entoure. Mais ce morceau ne me touchait pas en plein cœur, chose qui a changé le 3 avril dernier, à ma grande surprise (et à la tienne).
Je suis content que ta perception du morceau ait changé, car c'est vraiment dommage de passer outre une telle pièce. C'est une chance que de la ressentir.

Kirhel a écrit:Je n'ai jamais particulièrement aimé la vidéo de Forever Failure : elle est juste bien et ne me semble pas apporter grand-chose au morceau, si ce n'est le prélude au début, et les violons en plus (oui, je sais, c'est un synthé) tout du long de cette tragédie. Ce n'est pourtant pas une question de compréhension du clip, mais réellement une question de sensibilité : pour moi, un tel morceau n'aurait jamais eu besoin d'une vidéo puisqu'il provoque lui-même chez l'auditeur une incursion en profondeur dans ses plus noires pensées, lui faisant vivre le morceau au-fur-et-à-mesure que celui-ci s'égraine : des images viennent de moi-même, et le clip corrompt le flot visuel qui vient du plus profond de mon âme. En clair, j'avais déjà ma propre vidéo dans ma tête, car Forever Failure est suffisamment éloquent pour générer bien malgré soi un visuel ; un visuel qui change à chaque écoute...
Je comprends ton point de vue, mais je n'ai pas la même expérience. En effet, j'ai découvert pratiquement en même temps l'audio et la vidéo pour ce morceau, et du coup les deux sont totalement intriquées. Pour moi ce clip est de fait l'illustration pure du morceau.
Mais je peux comprendre ton agacement à ce que tes propres images mentales soient du coup supplantées par une vidéo. Je ferais donc un parallèle avec Cradle of Filth qui souhaitait en 1997 mettre en image l'intégralité de leur chef-d’œuvre Dusk... and her embrace. A l'époque j'étais très enthousiaste pour un tel projet (qui s'annonçait dans la droite lignée du Dracula de Coppola). Mais avec le recul je me dis que cela aurait été une mauvaise idée, car la musique est trop complète pour être parasitée par des images objectives.

Kirhel a écrit:Je suis toujours très surpris de ce que vous autres qui aimez beaucoup As I die y voyez, tandis que moi qui l'aime tout juste bien n'y vois pas encore grand-chose (une question de temps). Que ce single sorte ici dans ce paragraphe me surprend donc, surtout en termes de lugubre ; waow ! Tu m'as mis sur le cul, Vlad ! Je n'ai pas encore perçu ce côté-là dans ce morceau, mais qui sait ? Toutefois, ce que je pense, c'est que -oui !- Rotting Misery, de par son gros jeu de batterie (Lee aurait dû s'accrocher pour faire aussi beau que la perfection de Tuds sur ce morceau), de par ses guitares langoureuses et lancinantes qui semblent ramper au sol et mordre la poussière, de par les fabuleux cris de Nick (3'47". Le troisième à 4'00" me semble être celui du paroxysme de la souffrance), de par tous ces points particuliers, c'est un beau chef-d'œuvre du doom-death. Néanmoins, je confère à Silent et Rapture ces mêmes attributs avec, en plus, une préférence pour les mélodies. Quoi qu'ils tendent un peu plus vers le morbide, même, avec une petite touche gore.
Sur As I die il faut probablement que tu fasses le même chemin de croix que pour Forever failure!! Car rien que la basse possède justement ce côté lugubre. Et d'ailleurs je trouve qu'il rejoins quelque peu le premier opus avec cet aspect "death métal lent", vraiment novateur pour l'époque.

Kirhel a écrit:Bien que ce soit le premier titre de Paradise Lost que j'ai entendu en 1995, je n'aime pas Christendom au point de lui conférer la première place du côté gothique des morceaux du groupe : pour moi, c'est The Painless, sans aucune hésitation, non seulement parce que musicalement, il n'y a pas photo, on y est (c'est un excellent croisement de doom, de death et de gothic), mais aussi par les images que ce morceau d'anthologie inocule en moi, et qui me propulsent dans un univers artistique où les cathédrales gothiques du XIIIème siècle, pour ne citer qu'elles, s'arrachent majestueusement de l'ombre pour s'élever vers la lumière. L'accélération à 1'48" de The Painless, et son virage à 2'02" embrayent sur une longue confrontation entre anges et démons dans ce décorum charpenté et contrasté, où les croix, la pierre et les vitraux créent un jeu de lumières tantôt contrasté, tantôt diffus : magnifique ! Christendom est très gothique, c'est certain, mais je n'y ressens que trop peu de souffrance, de douleur.
Nous ne partageons pas la même vision là-dessus. Car justement les vitraux et l'odeur de l'encens me sont évoqués par Christendom, justement parce qu'il n'y a plus aucun élément doom en-dedans. Du coup la tristesse change de forme, passant d'un aspect intime à un côté plus mystique.

Kirhel a écrit:Disappear est un morceau que je perçois manifestement très différemment de toi puisque la beauté que j'y vois n'a rien d'incitative au suicide : c'est pour moi un titre qui revêt effectivement un aspect négatif, certes, mais pas en termes de suicide, mais plutôt en termes de mort naturelle. Les paroles ne vont absolument pas avec cette idée de mort naturelle, c'est clair, mais la mélodie, elle, génère en moi une notion de douceur et de bien-être dans la mort, comme ce poème Le Dormeur du Val d'Arthur Rimbaud qui dépeint en deux quatrains et autant de tercets d'alexandrins un soldat allongé dans un décor de rêve... un soldat mort (le dernier vers en onze pieds frappe le lecteur) ; ici, ce n'est pas une mort naturelle, mais un mort dans la nature (quel joli jeu de mot, hin-hin). En termes d'ode au suicide, je verrais bien davantage Enchantment qui m'est tout de suite apparu comme tel dès que j'en eus très rapidement assimilé les paroles. Comme le poème d'Arthur, la fin définitive par la mort ("Twisting the knife in vein,/ End the grief but who will gain, but I.../ All I need is a simple excuse...") m'est apparue comme la conclusion simple d'une vie de tourments qui ne peut trouver son terme que dans la mort que l'on se donne. La mélodie de ce morceau est ensuite venue se greffer très harmonieusement à mon interprétation.
Honnêtement je ne me suis pas penché en profondeur sur les paroles de ces morceaux et j'en reste à l'émotion brute dégagée par la musique. Concernant Disappear on peut ressentir chacun des choses différentes.
Concernant Enchantment, musicalement je trouve qu'on est à des années-lumière d'une quelconque considération sur la mort, car il y a trop de lumière. Ou alors cela pourrait mettre en lumière la libération finale, mais je penserais à bien d'autres morceaux pour illustrer ça.

Kirhel a écrit:Je pensais bien que l'un d'entre vous me parlerait de Grey, et cela ne me surprend guère que ce soit toi qui m'en parle, Vlad. Sur ce morceau, nous avons la même approche, il me semble. C'est le titre que, dans le "petit jeu qui sert à rien" de Lorelei, j'ai choisi pour répondre à la question de la chanson qui me rappelle un évènement. Forcément, cet évènement est un peu triste, ou tout du moins puis-je en ressentir une certaine mélancolie lorsque je l'écoute et repense donc systématiquement à cet évènement. Je ne sais pas si j'aurais qualifié ce morceau de métal gothique contemporain, mais il est clair qu'il s'agit là, pas vraiment d'une tragédie, mais d'une chanson qui, à plus d'un titre, est triste et peut pousser à la déprime. Musicalement, je crois que ce sont les guitares d'Aaron et de Greg qui font le travail, bien au-delà du chant de Nick, de la basse de Steve et de la batterie de Jeff.
Moi aussi cela me rappelle un moment très précis de ma vie. Et les paroles sont suffisamment floues pour permettre d'y projeter à loisir.

Kirhel a écrit:Merci à toi d'avoir partagé avec nous cette approche de la tristesse au sein de la musique de Paradise Lost. Ce sujet m'intéresse énormément... Yep !
Je t'en prie! Qui se lance après moi alors?

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Forever Vlad a écrit:Je suis content que ta perception du morceau ait changé, car c'est vraiment dommage de passer outre une telle pièce. C'est une chance que de la ressentir.
En fait, j'assimilais déjà tout ce que dégageait Forever Failure, d'un point de vue musical, en tout cas : la moindre corde de guitare repoussée sur le côté de la touche, la nuance entre deux coups successifs de cymbale, la petite différence au niveau de la basse entre le premier et le second couplet, etc. D'un point de vue émotionnel aussi, mais sans pour autant que ce morceau me touche ; je ne me l'appropriais pas et ne l'avais jamais fait avant le concert. Mais honnêtement, à bien y réfléchir, je crois que tu m'avais aussi un peu conditionné avant le concert, et je me souviens même précisément de ce que tu m'avais dit juste après la fin de The Last Time. Tu m'avais dit, texto : "C'est l'heure de la messe". Il ne m'en fallait pas plus pour fragiliser le barrage, et le quatrième morceau de Draconian Times a fait le reste... Je me la suis appropriée pour la première fois et ai vécu 4'18" d'intenses émotions au point que mes larmes ont coulé. Je n'ai plus fait qu'un avec Forever Failure...

Forever Vlad a écrit:Je comprends ton point de vue, mais je n'ai pas la même expérience. En effet, j'ai découvert pratiquement en même temps l'audio et la vidéo pour ce morceau, et du coup les deux sont totalement intriquées. Pour moi ce clip est de fait l'illustration pure du morceau.
Mais je peux comprendre ton agacement à ce que tes propres images mentales soient du coup supplantées par une vidéo. Je ferais donc un parallèle avec Cradle of Filth qui souhaitait en 1997 mettre en image l'intégralité de leur chef-d’œuvre Dusk... and her embrace. A l'époque j'étais très enthousiaste pour un tel projet (qui s'annonçait dans la droite lignée du Dracula de Coppola). Mais avec le recul je me dis que cela aurait été une mauvaise idée, car la musique est trop complète pour être parasitée par des images objectives.
Je comprends mieux ton point de vue sur ce morceau et son clip. Si tu les as connus pratiquement en même temps, il est normal que l'un et l'autre soient désormais indissociables et que tu estimes qu'ils vont bien ensemble...

Forever Vlad a écrit:Sur As I die il faut probablement que tu fasses le même chemin de croix que pour Forever failure!! Car rien que la basse possède justement ce côté lugubre. Et d'ailleurs je trouve qu'il rejoins quelque peu le premier opus avec cet aspect "death métal lent", vraiment novateur pour l'époque.
Je te rejoins tout-à-fait ici. D'ailleurs, je crois que ça y est, j'apprécie As I die. Ce morceau, avec un chant guttural comme sur le premier opus, aurait très bien été avec, c'est clair !

Forever Vlad a écrit:Nous ne partageons pas la même vision là-dessus. Car justement les vitraux et l'odeur de l'encens me sont évoqués par Christendom, justement parce qu'il n'y a plus aucun élément doom en-dedans. Du coup la tristesse change de forme, passant d'un aspect intime à un côté plus mystique.
Je ressens moi aussi très clairement l'évocation des vitraux (principalement prodigué par le chant de Denise Bernard et la réverbération particulièrement "cathédrale" dans les couplets) dans Christendom, mais The Painless est plus triste que le morceau sus-cité de 1993. Aussi, en 1991, Sarah incarne un ange et Nick un démon dans une joute verbale des plus percutantes, opposition entre le Bien et le Mal que l'on trouve énormément en architecture et en sculpture gothiques, et qui confèrent à l'atmosphère de The Painless, malgré une mélodie très lumineuse, une contradiction qui pousse vers le bas, et vers l'obscurité. En clair, ces deux morceaux sont très sombres et gothiques à différents égards, et tout dépend encore une fois de ce à quoi on est sensible.

Forever Vlad a écrit:Honnêtement je ne me suis pas penché en profondeur sur les paroles de ces morceaux et j'en reste à l'émotion brute dégagée par la musique. Concernant Disappear on peut ressentir chacun des choses différentes.
Certes...

Forever Vlad a écrit:Concernant Enchantment, musicalement je trouve qu'on est à des années-lumière d'une quelconque considération sur la mort, car il y a trop de lumière. Ou alors cela pourrait mettre en lumière la libération finale, mais je penserais à bien d'autres morceaux pour illustrer ça.
La lumière d'Enchantment est blafarde, et elle pourrait effectivement s'apparenter à celle que les prétendus morts qui sont revenus à la vie (N.D.E. : Near Death Experiment) ont vue. C'est un morceau très négatif, musicalement proche de Forever Failure (de nombreux accords sont identiques, mais dans un ordre différent), mais qui ne donne toutefois pas autant d'émotions. Le suicide me semble vraiment évident, non seulement par les paroles, mais également par l'orchestration et plus spécifiquement par ces effets de violons (au synthé, certes !) qui apparaissent à 5'23" et gagnent encore un peu en intensité à 5'39", ajoutant une touche tragique telle que celle de se donner la mort. En fait, contrairement à Forever Failure, Enchantment est un morcrau très visuel qui me semble ne laisser aucune place à d'autres images que celles que je vois en l'écoutant (je sais, c'est très obtu !).

Forever Vlad a écrit:Moi aussi cela me rappelle un moment très précis de ma vie. Et les paroles sont suffisamment floues pour permettre d'y projeter à loisir.
Tout-à-fait !!!

Forever Vlad a écrit:Je t'en prie! Qui se lance après moi alors?
Notre cheftaine ?? Laughing

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Je vais me lancer.
Pour moi, le morceau le plus tragique est Over the madness. Et je crois que le solo est mon préféré même avant tout ceux de Pink Floyd comme Comfortably Numb qui sont pourtant mythiques.
Je ne suis pas vraiment sensible au death et au gothique donc les deux premiers albums ne me touche pas vraiment (bien que j'adore Gothic) mais je pense Kirel que tu as oublié Symbole of Life qui dégage une atmosphère très sombre voir malsaine par moments.
Cet album m'a vraiment marqué et c'est celui qui ma fai découvrir PL donc je suis peu être pas très objectif et je le trouve plus sombre et triste par exemple que In requiem et One second.

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voodoo child a écrit:Je vais me lancer.
Nous t'écoutons...

voodoo child a écrit:Pour moi, le morceau le plus tragique est Over the madness. Et je crois que le solo est mon préféré même avant tout ceux de Pink Floyd comme Comfortably Numb qui sont pourtant mythiques.
Over the Madness est en effet un morceau qui est des plus tragiques, et je me suis bien posé la question de savoir si je n'allais pas lui donner le titre de morceau le plus tragique de tous les temps. Pour ce qui est du solo, c'est clairement mon préféré de tous ceux que Greg a composés et joués : il est absolument fabuleux, mais ce n'est pas lui seul qui donne cette note sombre et émouvante au morceau ; c'est un ensemble de tous les instruments, de la mélodie et du chant de Nick qui ont préparé le terrain aux émotions que le pont musical, long et marqué par le rythme lancinant des cuivres de Jeff, a entretenu jusqu'au climax final ; cette montée en puissance dont les relents jusqu'à présent retenus se déversent abondamment en une chute terrible et mortifiante. Le solo ne me semble que conclure ce que les minutes précédentes avaient déjà engrangé.

voodoo child a écrit:Je ne suis pas vraiment sensible au death et au gothique donc les deux premiers albums ne me touche pas vraiment (bien que j'adore Gothic) mais je pense Kirel que tu as oublié Symbole of Life qui dégage une atmosphère très sombre voir malsaine par moments.
Cet album m'a vraiment marqué et c'est celui qui ma fai découvrir PL donc je suis peu être pas très objectif et je le trouve plus sombre et triste par exemple que In requiem et One second.
Je suis d'accord avec toi : One Second et In Requiem sont moins tragiques que Symbol of Life qui est d'après moi aussi plus sombre et nettement plus atmosphérique. Cependant, les morceaux One Second, Lydia, Never for the Damned, Fallen Children, Unreachable, Your own Reality et Missing sont les grands pics tragiques de ces deux albums. Symbol of Life est plus homogène par ce son qui lui est propre, parfois proche de l'ethereal wave, avec ses synthés, sa réverb' qui repousse les limites de l'horizon et ses mélodies très chaudes. Jusqu'à il y a quelques semaines, je trouvais encore qu'In Requiem était comme un concept-album, mais à bien l'écouter, il ne m'en semble pas si proche ; en revanche, Symbol of Life, très homogène dans ses morceaux et ses thèmes, n'en est pas loin. Tous ses morceaux très cohérents emmènent l'auditeur dans un monde éthéré et particulièrement sombre (visuellement) qui semble servir de décorum aux pires tragédies (Pray Nightfall, Primal, Mystify, No Celebration, Symbol of Life et Channel for the Pain en particulier). Je ne pense donc pas que tu aies perdu ton objectivité en parlant ainsi ; au contraire... Wink

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8 le Lun 03 Oct 2011, 11:28 pm

Lorelai

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Admin
Niveau musicalité je pense que No Célébration dégage une forte intonation tragique! Ce ressenti qui en découle est assez incroyable! (oui bah c'est ma préférée donc je suis pas objective certainement!^^)
Ce mélange de puissance, ce ton sombre,sérieux et cette mélancolie font qu'elle a sa place dans cette catégorie!

Voir le profil de l'utilisateur http://paradiselost.forum-nation.com
Si tu n'es ici pas objective, alors on est deux Shocked Shocked !

No Celebration n'est certes pas ma chanson préférée, mais, indépendamment du ressenti de chacun, elle se veut tragique ne serait-ce que par les paroles ; néanmoins, compte tenu de sa musicalité, elle ne peut qu'aller en ce sens et n'est pas assimilable à autre chose qu'à ce qu'elle est : une tragédie !

Ton analyse est très pertinente, Lorelai ! Wink

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Oh pardon Kirhel j'ai mal écris ton pseudo !


Over the Madness est en effet un morceau qui est des plus tragiques, et je me suis bien posé la question de savoir si je n'allais pas lui donner le titre de morceau le plus tragique de tous les temps. Pour ce qui est du solo, c'est clairement mon préféré de tous ceux que Greg a composés et joués : il est absolument fabuleux, mais ce n'est pas lui seul qui donne cette note sombre et émouvante au morceau ; c'est un ensemble de tous les instruments, de la mélodie et du chant de Nick qui ont préparé le terrain aux émotions que le pont musical, long et marqué par le rythme lancinant des cuivres de Jeff, a entretenu jusqu'au climax final ; cette montée en puissance dont les relents jusqu'à présent retenus se déversent abondamment en une chute terrible et mortifiante. Le solo ne me semble que conclure ce que les minutes précédentes avaient déjà engrangé.
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Nous sommes d'accord

Cela dépasse un peu du sujet, mais je trouve Symbole of life plus que tragique.
J'avais 13 ans quand je l'ai acheté donc c'est normal mais il m'a tellement mis mal a l'aise que je l'ai mis de coté un petit moment. Et c'est toujours le cas aujourd'hui je ne peux pas l'écouter sans me sentir mal. Et je parle uniquement musicalement par ce que je ne comprends pas bien l'anglais. Quelqu'un voit il cet album comme ça ?

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Paradise Lost se plaît à avoir pour dernier morceau de leurs albums un morceau "hymnique" (Nick utilise l'adjectif qualificatif "anthemic" qui vient de "anthem", à savoir "hymne" en anglais, pour parler de ces morceaux particuliers) et Over the Madness en fait partie, au même titre que Your own Reality, In Truth ou les instrumentaux Deus Misereatur et Desolate, pour ne citer que ceux qui me paraissent les plus puissants. Over the Madness casse avec le reste de Paradise Lost par cette obscurité soudaine qui semble un peu apparaître sur les deux précédents morceaux de la track-list, Shine et Spirit, mais pas de manière aussi significative. Cette obscurité du dernier morceau accroît le sentiment de malaise chez l'auditeur, je pense, du simple fait du changement de son, d'ambiance, et par les paroles très fortes en sens et en émotions, brèves et répétitives, mais qui ne font qu'accentuer la sphère tragique d'Over the Madness. La mélodie de morceaux comme Accept the Pain ou Sun Fading est très chaude, mais on sombre dans une profonde froidure sur le dernier morceau. L'obscurité et le manque de chaleur auxquels se joignent des paroles chargées d'émotions négatives renforcent bien évidemment cet aspect tragique...

Non, rassure-toi, cela ne dépasse pas le sujet ! Par cette question concernant les titres les plus tragiques du groupe, je n'attendais pas uniquement un ou des titres, mais également des explications, des précisions derrière, de sorte à comprendre également quelles sont les causes qui vous prêtent à estimer qu'un morceau est plus tragique qu'un autre. Et pour Symbol of Life, je peux concevoir le malaise qu'il te fait ressentir ; c'est un album très obscur et on ne peut, d'après moi, le découvrir à treize ans sans en être affecté de quelque manière que ce soit... Une fois que j'aurai fini de traduire Lost Paradise (un jour Rolling Eyes ), je pense enchaîner sur Faith divides Us - Death unites Us ou sur Symbol of Life. Peut-être les paroles de ce dernier lèveront-elles un quelconque voile en toi...? Question



Dernière édition par Kirhel le Mer 05 Oct 2011, 2:49 pm, édité 1 fois

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J'avais commencé il y a longtemps à le traduire et mon anglais s'améliorant avec le temps je le comprends de mieux en mieux mais je suis encor très loin d'en saisir toutes les subtilités. Ouai si tu as l'intention de le traduire ça serait génial et si tu veux je pourrais t'aider (en ce moment je n'ai pas du tout le temps mais bientôt).

Ton analyse de Paradise lost dans n'importe quel sujet est très poussé et c'est un vrai plaisir de lire tes lignes.
Pour ce qui est des solos, il y a Never for the damned qui a longtemps été mon préféré
et il mérite une bonne place je pense dans le top des morceaux les plus tragiques.

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voodoo child a écrit:J'avais commencé il y a longtemps à le traduire et mon anglais s'améliorant avec le temps je le comprends de mieux en mieux mais je suis encor très loin d'en saisir toutes les subtilités. Ouai si tu as l'intention de le traduire ça serait génial et si tu veux je pourrais t'aider (en ce moment je n'ai pas du tout le temps mais bientôt).
Je ne sais pas encore, car j'ai beaucoup de choses à faire et il me faut déjà finir Lost Paradise, mais je te remercie de ton aide. En général, j'ai un peu de mal à travailler en équipe, que ce soit pour mes loisirs ou de réelles tâches professionnelles, mais si j'ai vraiment du mal lorsque le moment sera venu, je te contacterai par MP.

voodoo child a écrit:Ton analyse de Paradise lost dans n'importe quel sujet est très poussé et c'est un vrai plaisir de lire tes lignes.
Merci pour le compliment, mais je pense qu'il y a encore beaucoup de subtilités qui m'échappent. Je travaille pourtant pas mal sur mon esprit d'analyse, mais je suis encore loin d'être satisfait. Sinon, avec du temps et de la motivation, je pense qu'on est tous capables d'en faire autant, simplement parce que si nous sommes inscrits ici, c'est parce que d'une manière ou d'une autre, Paradise Lost nous a touchés à un moment et a réveillé le fan de bonne musique qui sévit ardemment en chacun de nous...

voodoo child a écrit:Pour ce qui est des solos, il y a Never for the damned qui a longtemps été mon préféré
et il mérite une bonne place je pense dans le top des morceaux les plus tragiques.
Pour revenir au sujet de cette discussion, oui, j'avais également évoqué Never for the Damned en termes de pic tragique de l'album In Requiem, et le simple fait que ce soit le premier morceau annonçait clairement la couleur. En ce qui concerne le solo, je l'aime moi aussi beaucoup, surtout sur l'envolée lyrique et émotionnelle de la fin ("Oooh, we are foe... Self esteems low... Set me free..."), toujours avec ces notes placées à la perfection par Greg dans sa ligne de guitare sur fond de palm-mute en allers-retours d'Aaron.

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